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Bonjour à toutes et tous et bienvenue sur mon blog et nous continuons notre visite à l'ACE de l'Est et je vous laisse admirer les beaux chevaux, j'étais avec mon ti bout qui était en admiration devant ces belles bêtes...

Merci pour vos visites et commentaires c'est un plaisir de vous lire.

Avant une chanson que je partage avec vous de ma belle île :

Le Parfum de L'amour (Clip officiel)

CHEVAUX à l'ACE 2/3

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L'Amicale des Cavaliers de L'Est

Adresse :
Ravine Creuse
97440 St-andre
La Réunion

http://ace-reunion.blogspot.com/

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FIN 2/3

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Je partage avec vous cette belle poésie de Victor Hugo qui parle justement du cheval

Le cheval

 Je l'avais saisi par la bride ;

 Je tirais, les poings dans les noeuds,

 Ayant dans les sourcils la ride

 De cet effort vertigineux.

 C'était le grand cheval de gloire,

 Né de la mer comme Astarté,

 À qui l'aurore donne à boire

 Dans les urnes de la clarté ;

 L'alérion aux bonds sublimes,

 Qui se cabre, immense, indompté,

 Plein du hennissement des cimes,

 Dans la bleue immortalité.

 Tout génie, élevant sa coupe,

 Dressant sa torche, au fond des cieux,

 Superbe, a passé sur la croupe

 De ce monstre mystérieux.

 Les poètes et les prophètes,

 Ô terre, tu les reconnais

 Aux brûlures que leur ont faites

 Les étoiles de son harnais.

 Il souffle l'ode, l'épopée,

 Le drame, les puissants effrois,

 Hors des fourreaux les coups d'épée,

 Les forfaits hors du coeur des rois.

 Père de la source sereine,

 Il fait du rocher ténébreux

 Jaillir pour les Grecs Hippocrène

 Et Raphidim pour les Hébreux.

 Il traverse l'Apocalypse ;

 Pâle, il a la mort sur son dos.

 Sa grande aile brumeuse éclipse

 La lune devant Ténédos.

 Le cri d'Amos, l'humeur d'Achille

 Gonfle sa narine et lui sied ;

 La mesure du vers d'Eschyle,

 C'est le battement de son pied.

 Sur le fruit mort il penche l'arbre,

 Les mères sur l'enfant tombé ;

 Lugubre, il fait Rachel de marbre,

 Il fait de pierre Niobé.

 Quand il part, l'idée est sa cible ;

 Quand il se dresse, crins au vent,

 L'ouverture de l'impossible

 Luit sous ses deux pieds de devant.

 Il défie Éclair à la course ;

 Il a le Pinde, il aime Endor ;

 Fauve, il pourrait relayer l'Ourse

 Qui traîne le Chariot d'or.

 Il plonge au noir zénith ; il joue

 Avec tout ce qu'on peut oser ;

 Le zodiaque, énorme roue,

 A failli parfois l'écraser.

 Dieu fit le gouffre à son usage.

 Il lui faut les cieux non frayés,

 L'essor fou, l'ombre, et le passage

 Au-dessus des pics foudroyés.

 Dans les vastes brumes funèbres

 Il vole, il plane ; il a l'amour

 De se ruer dans les ténèbres

Jusqu'à ce qu'il trouve le jour.

 Sa prunelle sauvage et forte

 Fixe sur l'homme, atome nu,

 L'effrayant regard qu'on rapporte

 De ces courses dans l'inconnu.

 Il n'est docile, il n'est propice

 Qu'à celui qui, la lyre en main,

 Le pousse dans le précipice,

 Au-delà de l'esprit humain.

 Son écurie, où vit la fée,

 Veut un divin palefrenier ;

 Le premier s'appelait Orphée ;

 Et le dernier, André Chénier.

 Il domine notre âme entière ;

 Ézéchiel sous le palmier

 L'attend, et c'est dans sa litière

 Que Job prend son tas de fumier.

 Malheur à celui qu'il étonne

 Ou qui veut jouer avec lui !

 Il ressemble au couchant d'automne

 Dans son inexorable ennui.

 Plus d'un sur son dos se déforme ;

 Il hait le joug et le collier ;

 Sa fonction est d'être énorme

 Sans s'occuper du cavalier.

 Sans patience et sans clémence,

 Il laisse, en son vol effréné,

 Derrière sa ruade immense

 Malebranche désarçonné.

 Son flanc ruisselant d'étincelles

 Porte le reste du lien

 Qu'ont tâché de lui mettre aux ailes

 Despréaux et Quintilien.

 Pensif, j'entraînais loin des crimes,

 Des dieux, des rois, de la douleur,

 Ce sombre cheval des abîmes

 Vers le pré de l'idylle en fleur.

 Je le tirais vers la prairie

 Où l'aube, qui vient s'y poser,

 Fait naître l'églogue attendrie

 Entre le rire et le baiser.

 C'est là que croît, dans la ravine

 Où fuit Plaute, où Racan se plaît,

 L'épigramme, cette aubépine,

 Et ce trèfle, le triolet.

 C'est là que l'abbé Chaulieu prêche,

 Et que verdit sous les buissons

 Toute cette herbe tendre et fraîche

 Où Segrais cueille ses chansons.

 Le cheval luttait ; ses prunelles,

 Comme le glaive et l'yatagan,

 Brillaient ; il secouait ses ailes

 Avec des souffles d'ouragan.

 Il voulait retourner au gouffre ;

 Il reculait, prodigieux,

 Ayant dans ses naseaux le soufre

Et l'âme du monde en ses yeux.

 Il hennissait vers l'invisible ;

 Il appelait l'ombre au secours ;

 À ses appels le ciel terrible

 Remuait des tonnerres sourds.

 Les bacchantes heurtaient leurs cistres,

 Les sphinx ouvraient leurs yeux profonds ;

 On voyait, à leurs doigts sinistres,

 S'allonger l'ongle des griffons.

 Les constellations en flamme

 Frissonnaient à son cri vivant

 Comme dans la main d'une femme

 Une lampe se courbe au vent.

 Chaque fois que son aile sombre

 Battait le vaste azur terni,

 Tous les groupes d'astres de l'ombre

 S'effarouchaient dans l'infini.

 Moi, sans quitter la plate-longe,

 Sans le lâcher, je lui montrais

 Le pré charmant, couleur de songe,

 Où le vers rit sous l'antre frais.

 Je lui montrais le champ, l'ombrage,

 Les gazons par juin attiédis ;

 Je lui montrais le pâturage

 Que nous appelons paradis.

  Que fais-tu là ? me dit Virgile.

 Et je répondis, tout couvert

 De l'écume du monstre agile :

  Maître, je mets Pégase au vert.

 Victor Hugo.

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 Terminons par un bon dessert

ÎLES FLOTTANTES

 Pour découvrir la recette il faut cliquer sur le lien ci-dessous

CUISINE JOURNAL DES FEMMES

Je vous souhaite un excellent WE et une belle semaine, que du bonheur, de la joie, de la douceur et surtout une bonne santé.

Prenez bien soin de vous.

Gros bisous que vous vous partagerez.

  ALLAMANDA